Monday, May 22, 2006

Prochaine création 2006 : "Le conte d"une femme noire" de Jean SMALL

Le conte d'une femme noire, est l'oeuvre théâtrale de l'écrivaine caraïbéenne, Jean Small.
Le rôle bouleversant et magnifique de cette femme noire, sera interprétée par la talentueuse comédienne congolaise Bélinda DUKI.

(Les représentations du "Conte d'une femme noire" sont prévues pour fin octobre et novembre 2006, mais je vous donnerais les dates définitives en temps utile).

Une pièce dans laquelle toutes les femmes de la planète peuvent se reconnaitre. Noires, blanches, métisses ou autres, nous sommes avant tout des êtres humains fragiles, parfois écorchées vives, pourvues de nos bons et mauvais côtés, au même titre que les hommes. Cela dit, le fait de procréer, d'être assignée ou assimilées à des activités soi disant typiquement ou naturellement féminines, nous rangent par beaucoup, dans une catégorie à part...On dit des femmes qu'elles sont compliquées, teigneuses, faibles, jalouses, vindicatives, castratrices, viles, mauvaises, intéressées... Elles sont pourvues d'adjectifs peu reluisants, cependant, elles cherchent leur place au sein de ce monde déroutant, incompréhensible, violent et cruel.

Extrait du Conte d’une femme noire :
ELLE.- Retour négatif, ma chère. Retour négatif. Tu as entendu parler de ça ? Retour négatif. Tu donnes tu donnes et t’as moins que zéro en retour. Retour négatif. La plupart de mes relations avec les gens s’avèrent très frustrantes. En peu de temps je deviens irritée et je sens que je perds mon temps. Ce qui semble me suggérer que j’ai des attentes et que ces attentes ne sont pas assouvies. J’ai l’impression de vouloir quelque chose que je n’obtiens pas.

A l’image de cette femme, nous cherchons tous notre propre vérité, notre place, notre réelle identité sur cette terre, au sein de notre famille, de notre scolarité, de notre emploi, de nos ambitions, de nos rêves, de nos fantasmes, de nos désirs, de nos amis, de nos pérégrinations, de nos relations amoureuses… En matière d’amour, on dit familièrement que l’homme retarde l’amour pour avoir le sexe, et que la femme recule le sexe pour avoir l’amour ; il y a également ceux qui donnent ou prétendent donner de manière inconditionnelle, et enfin, ceux qui donnent, en pensant recevoir forcément en retour… Le conte d’une femme noire aborde cette stratégie « amoureuse » d’où naissent les incompréhensions et les malentendus, voire les dénis et les manigances, qui peuvent exister entre l’homme et la femme, quel qu’ils soient et d’où qu’ils viennent. Dans Le conte d’une femme noire, on évoque plus particulièrement les noirs et leurs aspirations, leurs appétits et leurs perversions, qui prennent une dimension toute particulière, selon que leur « négritude » est plus ou moins bien vécue et assumée. L’ambiguïté et les troubles du langage oral et corporel, la provocation, l’aliénation, la peur, la jalousie et la haine, tantôt les séparent et les distinguent, tantôt s’évanouissent, et en découle la compassion qui les réunit et les rassemblent.Telle que notre héroïne, notre cœur ne sort pas indemne de toutes ces expériences de vie. Dans le mouvement 6, elle offre son cœur à son amant invisible, qui, cruellement, le jettera à terre !

Extrait 2 du Conte d’une femme noire :
ELLE.- […] A chaque fois que tu rencontres un homme, tu recommences tout à zéro. Des fois ça commence avec le sexe. Et de l’espoir. J’appelle ça « Sexe avec espoir ». Et après il n’y a pas de vie. Mais tu continues quand même. Et maintenant je sais ce que je cherche, ni un compagnon, ni une profession. Ni une religion, ni du plaisir. Ni même un sens. Ce que je cherche c’est juste moi qui me ressens au plus profond.

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